Je ne voulais plus être un maillon.
Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus, Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus, Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus, Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus, Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus, Je ne voulais plus, je ne voulais plus, je ne voulais plus
J’ai choisi de rompre la chaîne.
Un anniversaire d’enfant, une mémoire ancienne qui remonte, et la décision de ne pas transmettre ce que je n’ai pas choisi de porter.

Hier, Loucyann a soufflé ses six bougies. Et sans prévenir, une vague est montée. Des souvenirs. Des blessures que je pensais digérées. Alors aujourd’hui, j’ai besoin d’en parler : de ce sujet à la fois subtil, brûlant et profondément transformateur qu’est le transgénérationnel. Ces liens invisibles que nous avons avec notre famille, que l’on ne voit pas, que l’on ne comprend pas toujours, mais qui dictent en silence nos choix, nos réactions, nos schémas amoureux, et notre rapport au monde.
On croit qu’en devenant parent, on guérit ce qu’on a vécu enfant, puisqu’on ne reproduit pas. Mais parfois, c’est l’inverse : un anniversaire d’enfant ravive des blessures d’adulte.

Pourquoi après son anniversaire, précisément ? Parce qu’il a réveillé des blessures que je pensais en voie de guérison. Loucyann est un enfant surprise. Non pas un accident, mais une arrivée précoce, en plein Covid, dans une maison encore inadaptée puisque nous venions tout juste de nous installer à Saint-Amand-les-Eaux. Prévu pour la mi-août, il a poussé son premier cri le 7 juin 2020. Il a commencé sa vie par le combat de survivre, avant celui, tout aussi silencieux, de trouver sa place dans notre système familial. Et sans le savoir, il a réveillé en moi une mémoire bien plus ancienne encore.
Une mission transgénérationnelle…
Pas un accident

Mon mari et moi partageons un point commun glaçant : nous n’étions, ni l’un ni l’autre, désirés.
Lui, ils étaient deux à la naissance mais il n’en resta qu’un. Ses parents espéraient une fille. Quand il est né, il n’a pas reçu le regard que l’on pose sur un enfant attendu, seulement une déception silencieuse, mais aux stigmates bien réels. À quinze jours de vie, il a été confié à ses grands-parents maternels, chez qui il a grandi jusqu’à la naissance tant attendue de sa sœur. C’est à ce moment-là seulement qu’on a voulu qu’il rejoigne la famille.

Moi, j’ai failli ne jamais naître. Mes parents ont changé d’avis au dernier moment : dans la salle d’attente, mon père a pris la main de ma mère et a annoncé « on le garde » mais à contrecœur. Et une fois que j’étais là, ils auraient préféré un garçon. Je suis venue au monde par césarienne d’urgence, bien après le terme prévu. Mon corps lui-même résistait. J’étais déjà blessée avant même de respirer.
Sentir, dès son premier souffle, qu’on est « en trop » c’est vivre son existence même comme une erreur à justifier, un fardeau à porter, un espace à mériter. Ces blessures-là ne s’effacent pas avec l’âge. Elles s’infiltrent dans la moindre faille. Elles apprennent à s’excuser d’exister, à performer pour mériter sa place, et volent au passage la spontanéité, la légèreté, le droit au doute.

Heureusement, Jeremy et moi partageons aussi des points bien plus légers : des grands-parents bienveillants qui nous ont donné énormément d’amour, une passion commune pour la nature et la randonnée, et pour les deux-roues, lui m’a même donné envie de passer mon permis, malgré mes propres traumatismes liés à plusieurs accidents de moto dans mon entourage.
Et surtout, l’amour nous a réparés. Avant lui, je ne voulais ni compagnon, ni maison, ni enfant, encore moins me marier. À notre rencontre, ce fut une évidence, jusqu’à découvrir, un peu incrédule, que nous avions la même race de chien.
Ces chaînes invisibles qu’on appelle lignée

On croit souvent que notre histoire commence à notre naissance. C’est faux. Nous sommes tous le fruit d’une histoire qui nous dépasse : une chaîne d’événements, de silences, de douleurs non dites, de choix subis, de croyances enracinées dans la peur et le manque. Des femmes sacrifiées, des hommes brisés, des secrets lourds comme des pierres et tant qu’on ne regarde pas cette histoire en face, elle nous dirige. Elle influence nos choix amoureux, notre rapport à l’argent, notre santé, nos blocages.
On appelle cela le transgénérationnel. C’est ce qui fait qu’on reproduit un schéma qu’on avait pourtant juré d’éviter. C’est ce qui sabote la joie, ce qui empêche d’accéder à la paix, même quand tout semble « aller bien ».
Moi, je ne voulais plus être un chaînon aveugle. Alors j’ai commencé à étudier, à explorer, à consteller, à libérer. Et surtout, j’ai choisi de ne pas transmettre.
Pourquoi portais-je ces blessures qui ne m’appartenaient pas ?
Quelles mémoires familiales pesaient encore sur moi ?
Comment m’en libérer pour ne plus les transmettre à mes enfants ?
Trouver sa place dans un système familial blessé
Pendant longtemps, je me suis sentie de trop. Inadaptée. À côté. J’étais celle qui fait tout pour être parfaite, celle qui s’efface pour ne pas déranger, celle qui encaisse jusqu’à l’épuisement. J’ai même cru, un temps, que c’était ça, être une bonne personne.
Mais une enfant qui croit devoir mériter sa place devient une adulte qui ne se sent jamais légitime. Aujourd’hui encore, même après tout ce chemin parcouru, je me remets régulièrement en question. La différence, c’est que je ne crois plus que le problème, c’est moi. Je sais que je porte parfois encore le poids d’une histoire qui n’est pas la mienne et je travaille, à chaque instant, à la rendre plus légère. Pour moi ainsi que pour mes fils. Pour celles et ceux que j’accompagne.
Pourquoi j’ai choisi de devenir thérapeute holistique

Je ne suis pas devenue thérapeute par hasard. J’ai choisi cette voie pour ne pas laisser mon histoire m’enfermer dans un rôle. Je me suis formée au transgénérationnel pour comprendre, pour libérer, pour incarner le changement que je voulais voir dans ma propre lignée. J’ai toujours aimé l’Histoire mais surtout, j’ai toujours ressenti le besoin de comprendre la mienne.
Aujourd’hui, je n’ai plus de contact avec mes parents. Ce n’est pas une décision de colère, mais une décision de survie, de respect de moi-même, de paix intérieure. Cela ne signifie pas pour autant que j’ai tourné le dos à mon histoire : au contraire, je la regarde en face, je la traverse, je l’alchimise. Je transforme chaque douleur en soin, chaque silence en parole, chaque rejet en acte d’amour envers moi-même.
Ce que tu ne guéris pas en toi, tu le transmets malgré toi.
Transmettre autrement : pour nos enfants et les enfants du monde

Mon mari et moi avons décidé de casser le cycle. Pas avec de grands discours, mais avec des actes concrets, des choix courageux, des guérisons parfois douloureuses mais nécessaires. Nous nettoyons notre karma non pas pour qu’il soit « pur », mais pour qu’il ne devienne pas un poison pour nos fils.
Nous leur apprenons qu’ils sont désirés. Qu’ils ont le droit d’être qui ils sont. Qu’ils n’ont rien à prouver pour exister. Nous leur apprenons à dire non, à écouter leur corps, à pleurer sans honte, à se relever sans avoir à cacher leurs failles. Et surtout, nous leur montrons l’exemple, parce que les enfants n’écoutent pas ce qu’on leur dit, ils observent ce qu’on vit.
Tout ce qu’on refuse de regarder en soi les blessures, les non-dits, les schémas de survie, les colères refoulées, les peurs camouflées derrière la maîtrise, se transmet malgré tout. Même, et surtout, quand on croit que ça ne se voit pas. Les enfants ressentent. Les générations suivantes héritent. Ce n’est la faute de personne, mais cela devient une responsabilité dès l’instant où l’on en prend conscience.
Une révolution intérieure

Travailler sur le transgénérationnel, c’est ouvrir une boîte pleine de vérités dérangeantes, de blessures anciennes, de loyautés invisibles. Mais c’est aussi ouvrir la porte d’une liberté immense : celle de ne plus être le fruit du passé, mais la racine du futur. Celle de guérir sa mère sans avoir besoin qu’elle comprenne. Celle de rendre hommage à son père en se choisissant soi-même. Celle d’écrire un autre chapitre, un chapitre où l’on n’est plus la victime silencieuse du système familial, mais l’autrice de sa propre lignée.
Je propose aujourd’hui des séances de constellations familiales, de coaching intuitif transgénérationnel, et des accompagnements en libération de mémoire familiale, pour celles et ceux qui sentent qu’il est temps d’écrire différemment.
- Constellations familiales — pour visualiser et libérer les mémoires transgénérationnelles
- Coaching intuitif transgénérationnel — pour comprendre les schémas répétés et s’en défaire
- Libération de mémoire familiale — pour alléger durablement ce qui ne t’appartient pas
Et toi, quels liens invisibles influencent ta vie ?
Tu sens que tu portes un poids qui n’est pas le tien ? Tu reproduis des schémas que tu ne comprends pas ? Quelque chose te retient, sans que tu puisses mettre de mots dessus ? Tu n’es pas fou, tu n’es pas seule. Tu es peut-être simplement en train de porter une mémoire ancienne. Et la bonne nouvelle, c’est que ça se libère. Ça se transforme. Ça se réécrit.
Tu mérites de vivre ta vie,
pas celle qu’on t’a transmise sans te demander ton avis
Si tu sens que c’est le moment de faire différemment, pour toi, et pour ceux qui viendront après toi, je suis là.