La perte d’un proche, cette blessure indélébile et invisible

Mon Lélé, c’était ainsi que je t’appelais, toi qui as traversé tant de guerres, tant de luttes contre les problèmes de santé. Malgré ces épreuves, tu as été le témoin de nombreux moments de bonheur dans nos vies.

Tu as eu la chance de rencontrer mes enfants, tous les deux. Je me souviens encore de l’annonce de ma première grossesse, de la fierté dans tes yeux à l’idée de devenir arrière-grand-père. Et puis, il y a eu l’annonce du deuxième prénom d’Alek, mon aîné, Elie, en hommage à toi, ce grand homme qui m’a élevé.

Nous avons partagé tant d’événements ensemble, de Noëls chaleureux, de Nouvel An festifs, et d’anniversaires joyeux. Tu nous racontais tes histoires sur la guerre, sur les Allemands qui vivaient dans ta grange, sur la guerre d’Algérie qui t’avait marqué à jamais. Malgré les épreuves, tu gardais une force et un courage exemplaires.

Je me rappelle aussi de nos appels réguliers, où je te partageais nos victoires et, parfois, nos échecs. Tu étais toujours là, avec tes conseils avisés et ton soutien inconditionnel.

Et puis, il y avait le 4-21 dans le jardin de maman, ce coin de verdure où nous partagions de précieux moments de convivialité. Tu as suivi de loin l’évolution des travaux de la maison, avec tant d’impatience de venir y jouer une partie de pétanque. Ton admiration pour notre travail acharné et la transformation de notre demeure resteront gravées dans nos mémoires.

Tu as manqué mon mariage, l’évolution de ma vie professionnelle, mes victoires, mes doutes, mes peines, mes colères que je partage depuis ton départ. Mon dieu que tu me manques.

Aujourd’hui, tu n’es plus physiquement parmi nous, mais ton souvenir demeurera éternellement dans nos cœurs. En ton honneur, nous prendrons soin de nous et nous serons élégants chaque jour, à ton image. Tu resteras à jamais notre inspiration, notre guide, notre source de force et de sagesse.

Comme lorsqu’on médite chaque rituel doit être fait dans un endroit et surtout à un moment où on ne nous dérangera pas. Pour ce qui va suivre il n’y a pas de moment spécifique ou de jour, ce rituel doit être réalisé quand on en ressent le besoin, même si c’est tous les jours. Ce n’est pas facile et il se peut que lorsqu’on commence on ait envie de revenir en arrière, mais il faut persévéré, ne pas déclarer forfait de suite. On peut faire une pause et réfléchir sur le pourquoi on souhaite arrêter:

La peur de laisser vivre ses émotions?
Ne pas vouloir sortir de son deuil?

On redoute de ne pas savoir sortir de son deuil car on ne le gère pas tous de la même façon et certaines personnes ont peur que le défunt leur en veuille s’il passe à autre chose, alors qu’aucun mort ne souhaite qu’on le pleure sans retrouver gout à la vie. Le deuil prend du temps et il faut prendre ce temps pour en sortir.

  • De quoi t’allonger sur le sol,
    sauf si tu réalises ceci dans
    ton lit
  • De quoi écrire
  • Une bougie dans un bougeoir
    en verre
  • De l’encens de sang dragon
  • Un tambour ou une crécelle
  • De l’eau et des mouchoirs

Crées toi un endroit confortable où tu peux t’allonger ou t’assoir autant de temps que tu le souhaites.

En sécurité allume la bougies et l’encens puis rassemble le reste des fournitures à proximité.

On s’installe confortablement soit sur le petit nid douillet qu’on s’est fait, soit sur son lit. Tout le temps du rituel il faut être libre de ses mouvements. Prends quelques minutes pour te concentrer sur ton deuil, du fond du coeur dis-lui que tu es prêt à communiquer avec lui. Je ne te parle pas de spiritisme, je te parle juste de toi qui vas travailler sur ce deuil.

Prends ce que tu as prévu pour écrire ( journal, feuilles volantes,…) et écrit sur ce que tu ressens, sur le défunt, et tout ce qui te vient face à ce départ. Écris à ton deuil comme si tu lui rédigeais une lettre. Laisse aller tes émotions, exprime les tout en écrivant. Laisse exprimer tout ce que tu as besoin d’exprimer. Pour ma part j’ai besoin de crier, de pleurer jusqu’à épuisement. Le tambour permet de faire vibrer ton corps, mais il n’est pas obligatoire. La crécelle je m’en sers plus en fin de rituel pour accompagner le départ de mon deuil.

Il n’y a pas de bonne ou mauvaise émotion, tu peux frapper du poing dans un coussin, tout ce que tu feras dans cet espace de rituel t’aidera à gérer ton deuil. Pendant l’écriture tu auras besoin de faire une pause et c’est légitime, relis-toi, bois un coup, concentres-toi sur ta respiration pour te recentrer puis remets-toi à couler de l’encre.

Quand tu auras fini d’écrire, bois un grand verre d’eau, fais un ancrage à la terre, soit en visualisant, soit en t’aidant d’un ancrage sur YouTube. Libère lentement toutes les émotions que tu as généré, une fois terminé souffle sur la bougie et éteins l’encens. Nettoie l’espace de rituel mais surtout ne reviens pas sur tes écrits. Laisse le temps s’écouler pour te relire, et si tu ne les relis jamais ce n’est pas grave. Tu peux aussi bruler tes écrits. Pour ma part je les brules pour visualiser mon deuil se consumer pour laisser place au soleil.

Je suis de tout coeur avec toi dans ce processus, d’autant plus que je le vis actuellement.
Je connais cette douleur, cette souffrance et cette sensation d’être seule même au milieu de la foule.
Je t’envoie des ondes de guérison et d’amour